Actualité du don de sang et de la transfusion
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Evolution scientifique sur le sang artificiel

photo d'une poche de sang

Pour faire face aux difficultés pour assurer les besoins des patients en transfusion sanguine et garantir la sécurité transfusionnelle, les scientifiques recherchent depuis de nombreuses années à créer du sang artificiel.

Malgré de nombreuses évolutions en la matière à l'heure actuelle, le sang artificiel est au stade des expérimentations et le don de sang reste donc indispensable. De nombreux produits existent actuellement, mais aucun laboratoire n'est parvenu à créer un sang artificiel remplissant les mêmes fonctions que le sang humain (lutte contre les infecions et transport de l'oxygène).

  • Le néohémocyte

Il a été mis au point par des chercheurs en Californie. Il est à base d’érythrocytes artificiels. Son principal avantage est qu’il se conserve plus longtemps, environ six mois, mais il est éliminé plus rapidement par les globules rouges naturels, ce qui diminue considérablement son efficacité.

  • Le fluosol

Conçu au Japon, ses particules sont plus petites que les globules rouges, ce qui lui permet de traverser les petits vaisseaux sanguins plus rapidement. Mais il inhibe le système immunitaire, le rendant plus vulnérable à des virus et maladies. Pour cette raison, il est aujourd’hui principalement utilisé pour oxygéner des organes avant une greffe.

  • L’hemopure

Ce n'est pas réellement du sang artificiel. Ce produit contient de l'hémoglobine purifiée provenant du boeuf. L'hémoglobine ne contient pas de membranes autour, ce qui évite les réactions de rejet.

  • Erythromer

L’université de Saint-Louis dans le Missouri, a créé un sang artificiel en poudre. Le but n'est pas de remplacer les dons de sang, mais de permettre des transfusions rapides par les ambulanciers avant l'arrivée à l'hôpital, et ainsi augmenter la survie des patients face à une hémorragie.

  • basé sur des cellules souches

Plusieurs équipes médicales développent des procédés pour fabriquer du sang à partir de cellules souches ou de sang de cordon ombilical. En France, le professeur Luc Douay, hématologue à l'hôpital Saint Antoine a réussi à produire des milliards de globules rouges en laboratoire, avec l’aide d’additifs spécifiques appelés «facteurs de croissance». Si le résultat s’est montré convaincant, comme pour les chercheurs en Grande-Bretagne qui travaillent également avec des cellules souches, des progrès technologiques sont encore nécessaires avant de réfléchir à une production à grande échelle.