Rédigé par : stivionade
Créé le 15 février 2010
Révisé le 05 juillet 2010
Depuis 1993, le Réseau national de santé publique, devenu Institut de veille sanitaire (InVS) en 1998, coordonne la surveillance épidémiologique des donneurs de sang en partenariat avec l’Etablissement français du sang (EFS), le Centre de transfusion sanguine des armées (CTSA), le Centre national de référence (CNR) du VIH et des virus des hépatites B et C en transfusion sanguine, de l’Institut national de la transfusion sanguine (INTS) et l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).
Le rôle de l’Institut de veille sanitaire (InVS) dans cette surveillance est actuellement défini par le décret n°2006-99 du 1er février 2006. Ce décret précise notamment que :
Par ailleurs, deux personnes de l’InVS participent à la commission nationale d’hémovigilance, dont la composition et les missions sont décrites dans ce même décret.
La surveillance épidémiologique des donneurs de sang a débuté en 1985 avec la mise en place du dépistage du VIH. Un questionnaire, élaboré par la Direction générale de la santé (DGS), était envoyé au réseau des 180 établissements de transfusion sanguine qui existaient à cette époque afin de connaître le nombre total de dons testés et le nombre de dons positifs pour le VIH.
Au fil des ans, cette surveillance épidémiologique n’a cessé d’évoluer. Dans un premier temps, dès 1986, elle s’est élargie à l’ensemble des agents infectieux dépistés dans le cadre du dépistage systématique des dons de sang, à savoir le tréponème, responsable de la syphilis (dépistée depuis 1945) et le virus de l'hépatite B (dépistée depuis 1971 par le marqueur de l’Ag HBs, auquel s’est ajouté en 1988, les anticorps Anti-HBc). Ensuite, la surveillance épidémiologique s’est étendue à celle de l’infection par le virus de l'hépatite C à partir de mars 1990 avec le dépistage des Ac anti-VHC, puis à celle de l’infection HTLV à partir de juillet 1991 en France métropolitaine avec le dépistage des Ac anti-HTLV.
La surveillance des donneurs de sang permet aujourd’hui de disposer d’informations épidémiologiques sur les donneurs confirmés positifs (sexe, âge, type de donneurs (nouveau/connu), origine géographique, mode probable de contamination, autres marqueurs d’infections, etc.) ainsi que des informations démographiques sur l’ensemble de la population des donneurs.
Cette surveillance permet également d’évaluer l’impact du dépistage génomique viral (DGV) mis en place le 1er juillet 2001 pour le VIH-1 et le VHC. Le DGV permet de détecter des infections très récentes, avant même que les anticorps ne soient détectables par les tests sérologiques. Cette technique a ainsi permis de réduire la fenêtre silencieuse, de 10 jours pour le VIH-1 passant de 22 à 12 jours en moyenne et de 56 jours pour le VHC passant de 66 à 10 jours en moyenne.
source : Institut de Veille Sanitaire

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