Rédigé par : stivionade
Créé le 26 février 2010
Révisé le 31 octobre 2011
Le caractère immunogène du polymorphisme érythrocytaire est un obstacle à la transfusion et nécessite le respect des compatibilités immunologiques. La prévention du risque immunologique repose notamment sur le statut immuno-hématologique du patient au moment de la transfusion (groupe du patient, Recherche d'anticorps irréguliers (RAI)).
1. Réalisation du groupage :
La détermination du groupe sanguin ABO repose sur deux épreuves complémentaires. Une épreuve globulaire consistant à rechercher les antigènes A et B sur la membrane érythrocytaire (Beth-Vincent) et une épreuve plasmatique consistant à rechercher les anticorps anti-A et anti-B correspondant aux antigènes globulaires absents (Simonin). Deux déterminations sur deux prélèvements différents sont nécessaires pour la validité du groupage. La détermination du phénotype RH-K (antigène RH1 (D), antigènes RH2(C), RH3(E), RH4(c), RH5(e), KELL1 (K)) est obligatoirement faite sur chaque prélèvement.
Lors de greffe, de problèmes d'identification d'un anticorps ou la présence d'anticorps dangereux pour la transfusion, un phénotypage étendu est réalisé. On y recherche la présence des antigènes sur les globules rouges du malade pour les systèmes Duffy (FY1(Fya), FY2(Fyb)), Kidd(JK1(Jka), JK2(Jkb)), MNSs.
2. Recherche d'Anticorps Irréguliers :
La recherche d'agglutinines irrégulières (RAI) consiste à dépister puis à identifier, sur du sérum ou du plasma, les anticorps dirigés contre les antigènes érythrocytaires autres que les antigènes A et B.
A l'aide de gammes d'hématies-tests d'origine humaine, réglementairement définies, on dépiste puis identifie, sur du sérum ou du plasma, les anticorps dirigés contre les antigènes érythrocytaires autres que A et B. Cette recherche d'anticorps anti-érythrocytaires comporte deux étapes :
Lors du dépistage, on recherche la présence d'un anticorps dirigé contre les antigènes érythocytaires à l'aide de 3 hématies. Si ce test est positif, une identification est réalisée. La technique de réalisation est la même que lors du dépistage, mais celle-ci est réalisée avec au minimum 10 hématies. C'est l'étude des positivités et des négativités de chaque hématie qui permet de déterminer le type d'anticorps présent chez le malade.
source : memobio.fr
2. Epreuve direct de compatibilité :
L'épreuve directe de compatibilité au laboratoire est une analyse complémentaire de la RAI qui consiste à tester l'échantillon du receveur vis-à-vis des hématies de la tubulure du produit sanguin à transfuser. En absence de réactivité, l'unité est déclarée compatible.
Cette technique n'est pratiquée que dans certains cas afin de ne pas retarder les transfusions des patients quand ce test ne présente aucun intérêt. On l'utilise lorsque le patient présente, ou a présenté, dans son sérum ou plasma des anticorps anti-érythocytaires, ou lorsque l'on doit transfuser un nouveau-né suite à une incompatibilité foeto-maternelle.

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