Rédigé par : stivionade
Créé le 24 juin 2011
Révisé le 24 juin 2011
La sécurisation des produits sanguins labiles pour les transfusions commence dès le prélèvement du sang chez le donneur. La sélection du donneur par le médecin est la première étape de la sécurisation de la transfusion.
Le médecin de l'EFS doit aborder la sélection médicale comme si la sécurité transfusionnelle des receveurs dépendait d'elle seule sur le plan infectieux, car les tests réalisés en Qualification Biologique du Don (QBD) présentent des limites de détection qu'on appelle "fenêtre sérologique". Cette fenêtre sérologique, qui dure quelques jours est due au délai d'apparition des anticorps dans le corps humain suite au contact de l'agent pathogène.
De plus, certains donneurs peuvent ne pas produire d'anticorps suite à une infection (non répondeurs ou séro-négatif), et présenter un micro-organisme variant qui ne sera pas détecté par les tests de la QBD.
Inversement, les donneurs de sang doivent être conscients que leurs actes risquent d'avoir des conséquences sur les receveurs et de ce fait, il se doivent d'être le plus hônnete possible lors de l'entretien avec le médecin, tant au niveau des médicaments, que des pathologies, des voyages ...
Ils doivent également informer l'Etablissement du sang si une information n'aurait pas été signalée au médecin ou si une maladie surviendrait après le don. Ces informations post-don correspondent à environ 4/1000 dons et ont donc permis d'éviter un risque chez le receveur.
Le médecin doit donc à partir de l'entretien avec le donneur garantir la sécurité transfusionnelle en prescrivant éventuellement des dépistages sérologiques (West Nile Virus, Chikungunya, Dengue ...).
Les infirmières et secrétaires des collectes ont également un rôle important dans la sécurisation des produits. En effet, ils doivent garantir la bonne identité du donneur, ainsi que le lien entre le numéro du don et le donneur. Ces informations permettent de sécuriser l'ensemble de la chaine transfusionnelle en permettant de remonter au donneur à partir du produit sanguin labile (PSL), mais également de garantir les informations immunologiques inscrites sur les PSL, car lorsque les donneurs sont connus (plus de deux dons), le phénotype RH-Kell n'est plus réalisé.
La ponction du sang est un point aussi essentiel de la sécurité transfusionnelle, la désinfection de la zone de ponction du donneur doit être parfaitement désinfectée. Il ne faut pas que des germes passent soit chez le donneur, soit sur les poches de prélèvement stériles.

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