
Pour cette rentrée et les mois suivants, l'Etablissement Français du Sang (EFS) a deux défis à relever pour assurer les besoins des malades en médicaments dérivés du sang : collecter du plasma et renouveler les bénévoles des associations de donneurs de sang.
Frédéric Pacoud, président de l’EFS, a rappelé lors d'une visite d'une Maison du don, les grands défis de l’institution pour les années à venir : développer la collecte de plasma et attirer de nouveaux bénévoles, en particulier parmi les jeunes.
Le plasma est aujourd’hui au cœur des besoins de l’EFS. Il permet d’extraire certaines molécules, comme les immunoglobulines, essentielles pour traiter des maladies auto-immunes ou des déficits immunitaires. Il sert aussi à produire des facteurs de coagulation, utilisés par exemple pour les patients hémophiles.
Pour cela, la France doit atteindre 1,4 million de litres collectés par an d’ici 2028, contre 870 000 litres en 2024. L’objectif pour 2025 est déjà fixé à 915 000 litres. Les hôpitaux utilisent le plasma pour certaines perfusions, soins intensifs et traitements d’urgence.
La collecte de plasma utilise une technique appelée aphérèse qui permet de prélever uniquement le plasma, tandis que les autres composants du sang comme les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes sont restitués immédiatement au donneur.
Le donneur est installé sur un appareil spécialisé et son sang circule dans un circuit fermé vers la machine, qui sépare le plasma du reste des éléments sanguins, avant de renvoyer les cellules sanguines dans le corps.
La procédure dure environ 45 à 60 minutes et peut être répétée toutes les 2 à 4 semaines selon les recommandations de l’EFS.