
Depuis le 15 juin 2026, les personnes ayant reçu une prophylaxie pré-exposition (PrEP) injectable contre le VIH doivent respecter un délai de 24 mois après leur dernière injection avant de pouvoir effectuer un don.
Cette nouvelle disposition concerne notamment le cabotégravir injectable, commercialisé en France depuis février 2026 sous le nom d’Apretude. Contrairement à la PrEP orale, dont les effets disparaissent plus rapidement de l’organisme, la version injectable présente une demi-vie longue.
Les autorités sanitaires estiment que la persistance du médicament pourrait, dans certains cas, interférer avec la détection d’une éventuelle infection par le VIH lors des analyses effectuées sur les dons. Cette mesure vise donc à renforcer la sécurité transfusionnelle et à garantir la fiabilité des tests de dépistage réalisés sur les dons de sang.
La décision s’appuie sur les recommandations des autorités sanitaires européennes et américaines ainsi que sur l’avis rendu par le Haut Conseil de la santé publique en novembre 2025. Elle a été officialisée par l’arrêté du 20 mars 2026, modifiant les critères de sélection des donneurs de sang établis en 2019.
En revanche, les règles demeurent inchangées pour les autres traitements préventifs contre le VIH. Les personnes ayant suivi une PrEP par voie orale ou un traitement post-exposition (PPE) doivent toujours attendre quatre mois après leur dernière prise avant de pouvoir donner leur sang. Les autorités considèrent que ce délai reste suffisant en raison de la durée d’action plus courte de ces traitements, tout en maintenant un niveau élevé de sécurité pour les receveurs.