Corruption dans le système de transfusion sanguine et de santé, Maroc
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Corruption dans le système de transfusion sanguine

photo de produits sanguins labiles prêts à être transfusés

L’amende de 231 millions de dollars infligée à la société allemande Fresenius Medical Care aux Etats-Unis pour corruption dans plusieurs pays dont le Maroc, a relancé les problèmes de corruption dans le pays notamment dans la transfusion sanguine.

La société, filiale de Fresenius, a été reconnue coupable d’avoir utilisé divers stratagèmes de corruption "pour obtenir des débouchés à l’étranger". Le Maroc figure parmi les pays concernés par ces pratiques, selon le Département américain de la Justice.

Cette affaire relance les problèmes que connait le Maroc en matière de corruption. En 2011, une étude commandée par l’Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC) à Mazars alertait déjà sur l’existence de diverses pratiques de corruption dans les établissements publics et privés.

L’enquête menée auprès de 3.500 citoyens et de 187 professionnels de la santé montre que les pots-de-vin et les petits pourboires "constituent la forme de corruption la plus observée dans les établissements de soins", généralement déclenchée par les citoyens.

La planification des interventions chirurgicales est le dispositif le plus touché par la corruption aussi bien au niveau des établissements de soins publics que privés. Cette corruption touche également la transfusion sanguine où pour avoir des poches de sang, les proches des malades n'hésitent plus à donner des pots-de-vin pour être prioritaires.