
A partir du 15 juin 2026, les critères d'éligibilité au don du sang évolueront en France suite à un nouvel arrêté, publié au Journal officiel en mars, venant préciser les conditions dans lesquelles les citoyens peuvent donner leur sang.
Ces ajustements s’inscrivent dans la continuité des assouplissements déjà engagés en 2025, afin de faciliter l’accès au don tout en garantissant la sécurité des receveurs et des donneurs.
Si les règles fondamentales restent inchangées — être âgé de 18 à 70 ans, peser au moins 50 kg et être en bonne santé —, certaines précisions viennent encadrer plus finement les situations nécessitant un délai avant de pouvoir donner. Par exemple, après une infection accompagnée de fièvre supérieure à 38°C, un délai de deux semaines après la disparition des symptômes est désormais requis.
Les nouvelles dispositions détaillent également les critères liés à la vie sexuelle. Après une infection sexuellement transmissible, un délai de quatre mois est imposé avant de pouvoir donner son sang, porté à un an dans le cas de la syphilis. De même, les personnes ayant eu plusieurs partenaires récents doivent respecter ce délai.
Les traitements préventifs contre le VIH, comme la PrEP ou la PEP, impliquent également des périodes d’attente spécifiques, pouvant aller jusqu’à 24 mois selon leur mode d’administration.
Les actes médicaux et esthétiques sont eux aussi concernés par ces ajustements. Une intervention chirurgicale mineure nécessite désormais une semaine d’attente, contre quatre mois pour une opération plus lourde.
Les tatouages et piercings imposent un délai de deux mois, sauf si des conditions strictes d’hygiène ont été respectées. Quant aux soins dentaires, ils requièrent un délai variant d’un jour pour un acte simple à une semaine pour une intervention plus importante.
À travers ces nouvelles précisions, les autorités sanitaires cherchent à concilier ouverture du don et exigence de sécurité. En clarifiant les délais et les situations particulières, cet arrêté vise à mieux informer les donneurs potentiels et à encourager une participation plus large.