Développement de l'autotransfuseur peropératoire nouvelle génération
Actualité du don de sang et de la transfusion
partager sur facebookpartager sur twitterpartager sur
google +

Développement de l'autotransfuseur peropératoire

Photo d'une transfusion sanguine chez un malade

Afin de réduire les transfusions de plaquettes lors des différentes opérations chirurgicales, une société nantaise, i-Sep, développe une machine permettant de réaliser une autotransfusion sans éliminer les plaquettes.

Pour continuer le développement de cette machine, la société i-Sep a annoncé la mobilisation de 3,5 millions de financement pour son autotransfuseur peropératoire. Cet appareil est une révolution dans le domaine.

Brevetée dans 13 pays, cette machine d'autotransfusion permet de récupérer le sang épanché du patient lors de l'opération, tout en préservant ses plaquettes, afin de les lui restituer. Les machines actuellement utilisées dégradent les plaquettes, conduisant à devoir transfuser les patients avec des concentrés de plaquettes.

La solution de la société utilise un système de filtration tangentielle spécifique, qui est suffisamment rapide pour être compatible avec l'opération en cours. Cette technologie se distingue radicalement du processus de lavage du sang par centrifugation, utilisé actuellement qui exclut les plaquettes.

Après avoir levé 2,5 millions d'euros en capital depuis sa création en 2015, i-Sep mobilise 3,5 millions en aide et avance remboursable, dont 3 millions dans le cadre du PIA et 500.000 euros du fonds Feder. Ce montant reviendra en partie à l'université de Bordeaux et à l'école nantaise Oniris, ses partenaires.

Une seconde levée de fonds d'environ 2 millions d'euros est déjà en cours de discussion pour préparer sa commercialisation. Avant cette commercialisation, la société va entreprendre des études cliniques et des procédures réglementaires pour obtenir le marquage CE début 2020.