
Après le séisme qui a frappé la Colombie, les dons de sang ont fortement augmenté. Dans la région d’Antioquia, le nombre de donneurs est passé d’environ 20 à près de 300 par jour dès le lendemain de la catastrophe.
Face à cette mobilisation exceptionnelle, les professionnels de santé se disent à la fois soulagés et prudents. Marilyn Hernandez, coordinatrice technique de la Banque nationale du sang, a salué la générosité des Colombiens, estimant que les besoins en sang étaient pour le moment couverts. Elle rappelle toutefois que la situation peut rapidement évoluer en fonction des besoins des victimes et des décisions des autorités.
La forte mobilisation des donneurs pose également un défi logistique aux services de santé. Le sang ne pouvant être conservé indéfiniment, les stocks doivent être gérés avec précaution afin d’éviter de perdre des poches devenues inutilisables. Les responsables médicaux souhaitent donc adapter les collectes aux besoins réels, tout en garantissant des réserves suffisantes pour les prochains jours.
Dans plusieurs villes colombiennes, certains points de collecte ont ainsi été temporairement fermés en raison de l’afflux de donneurs. Cette décision ne signifie pas que les besoins ont disparu, mais vise à éviter une accumulation excessive de réserves. La Croix-Rouge appelle donc la population à rester attentive et à suivre les recommandations des autorités sanitaires avant de se rendre dans les centres de collecte.
Alors que la Colombie fait face aux conséquences du séisme, cette mobilisation témoigne de la solidarité de la population envers les victimes. Les autorités et les organisations humanitaires restent toutefois vigilantes, car la situation d’urgence pourrait encore évoluer. Pour les services de santé, l’objectif est désormais de maintenir cette solidarité dans la durée et de disposer de suffisamment de sang lorsque les besoins se feront réellement sentir.