
Les règles encadrant le don du sang en Suisse ont été assouplies depuis le 1er février, ouvrant la voie à de nouveaux donneurs jusqu'ici exclus comme aux personnes ayant reçu une transfusion sanguine ou ayant séjourné longuement au Royaume-Uni.
La Croix-Rouge suisse annonce un élargissement des critères d’aptitude, permettant notamment aux personnes ayant reçu une transfusion sanguine ou ayant séjourné longuement au Royaume-Uni de donner à nouveau leur sang, sous certaines conditions.
Désormais, un délai unique de quatre mois s’applique après chaque transfusion, quel que soit le pays où elle a été réalisée. Les personnes ayant vécu au Royaume-Uni entre les années 1980 et 1996, période marquée par la crise de la vache folle, sont également de nouveau autorisées à donner.
Ces règles plus restrictives étaient en vigueur depuis plus de vingt ans et avaient été mises en place pour prévenir le risque de transmission de la maladie de Creutzfeldt-Jakob par le sang. À la fin du siècle dernier, ce risque était considéré comme plus élevé, en particulier en Grande-Bretagne.
Les nouveaux critères reposent sur une évaluation globale des risques, menée par un groupe d’experts et validée par Swissmedic. Une évolution saluée par la Dre Sophie Waldvogel-Abramowski, médecin responsable de l’unité d’hématologie transfusionnelle aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).
Cette décision pourrait permettre l’arrivée de nombreux nouveaux donneurs, notamment parmi les personnes ayant séjourné au Royaume-Uni ou ayant elles-mêmes bénéficié de transfusions. Une évolution présentée comme une petite révolution pour le don du sang en Suisse.