Depuis 5 ans, l'EFS Strasbourg souhaite une évolution du don de sang
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Evolution du don de sang à Strasbourg

Photo de l'aide des associations de donneurs de sang

Face aux difficultés d'augmenter des dons de sang en milieu urbain à Strasbourg, l'Etablissement Français du Sang (EFS) a décidé depuis 5 ans de s'inspirer de ce qui marche pour attirer les donneurs de sang dans les villages.

Plutôt que d’attendre les donneurs à son siège, ses équipes se rendent directement au contact des donneurs potentiels avec les « dons de quartiers ». Comme dans les villages, des équipes de l’EFS s’annoncent et s’installent en différents endroits de l’Eurométropole pour organiser des collectes.

Malheureusement, les résultats ne sont pas encore au rendez-vous. Mais l'équipe de l'EFS reste optimiste et pense que le fait de sensibiliser les habitants au plus près de leurs quartiers va permettre d'avoir plus de donneurs de sang.

En 2018, environ 20% des dons de sang du Bas-Rhin proviennent de l’Eurométropole de Strasbourg, alors que l’agglomération représente un peu plus de 40% de la population du département. En 2017, il y a eu environ 16 000 dons de sang dans l’Eurométropole. Dans le reste du département et les trois cantons mosellans, ce chiffre monte à environ 62 000.

Certes, dans la zone couverte par l’EFS de Strasbourg, une minorité de personnes vivent dans l’Eurométropole. Mais la différence en terme de dons de sang ne devrait pas être aussi marquée selon les responsables du don de sang.

« L’EFS à Strasbourg est ouvert tous les jours de 8h à 20h en semaine et le samedi matin. Ça laisse du temps pour venir donner son sang mais… nous manquons de visibilité. À la campagne, le don est beaucoup plus institutionnalisé. C’est un rendez-vous annoncé longtemps à l’avance, il y a des banderoles dans les villages… Et il y a le poids des habitudes puisque nous venons chaque année aux mêmes périodes et aux mêmes endroits. » explique le docteur Sophie Reuter, responsable des collectes mobiles dans le Bas-Rhin

Le Docteur Reuter explique également cette disparité, par la convivialité qu'existe dans les collectes de sang dans les villages où les habitants se connaissent et ont du plaisir à se retrouver autour d'une collation.

Une autre explication de cette différence entre ville et campagne réside dans l’âge de la population. Les habitants des villes sont plus jeunes et donc une vie sexuelle moins stables qui conduit à plus de contre-indications temporaires.

Ne pouvant pas changer l'age des donneurs de sang dans les collectes de sang urbaines, l'EFS a décidé d'améliorer la convivialité de ses collectes de sang pour attirer les donneurs de sang. Au Neuhof, des associations catholiques, protestantes et musulmanes se sont proposées d’héberger ensemble trois collectes par an.