Actualité du don de sang et de la transfusion
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Garder la souveraineté belge face aux États-Unis

logo de la Croix-Rouge de la Belgique

La Croix-Rouge de Belgique tire la sonnette d'alarme face à une dépendance persistante aux États-Unis pour le plasma sanguin dans un contexte géopolitique compliqué qui pourrait avoir des conséquences graves pour les patients. 

.Avec seulement 50 à 60 % d’autosuffisance, le pays doit importer près de la moitié de ses besoins, malgré la croissance constante de la demande. Face à cette situation, l’organisation lance des campagnes pour inciter les citoyens à donner leur plasma et ainsi garantir la souveraineté sanitaire nationale.

Le plasma, liquide jaune du sang, contient des immunoglobulines et des protéines essentielles au système immunitaire. Il est utilisé pour fabriquer des médicaments destinés aux personnes souffrant de troubles immunitaires, inflammatoires ou de maladies rares.

En 2025, les dons de plasma ont permis de traiter plus de 25 000 patients en Belgique, mais les besoins continuent d’augmenter : en 2010, le pays avait besoin de 1 125 kg d’immunoglobulines contre 3 000 kg aujourd’hui.

La Belgique vise désormais l’autosuffisance totale d’ici à 2028-2029. La Croix-Rouge flamande recherche 25 000 donneurs supplémentaires, tandis que la partie francophone vise 10 000 nouveaux donneurs.

Cette mobilisation est stratégique, car le plasma est une ressource mondiale critique : aux États-Unis, où il est rémunéré, la collecte se concentre dans des zones économiquement défavorisées, et en cas de pénurie, le gouvernement peut légalement réserver le plasma pour usage interne.

Pour répondre à ces enjeux, la Croix-Rouge a développé des campagnes comme « Yellow Friday », visant à sensibiliser le public au don de plasma. L’objectif est de renforcer l’autosuffisance tout en promouvant un don sûr, éthique et régulier.