Actualité du don de sang et de la transfusion
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Journée portes ouvertes pour expliquer les dons

photo de la préparation des produits sanguins labiles avant la transfusion de sang

A la maison du don de Moulins, l'Établissement français du sang (EFS) a organisé, mercredi 9 septembre, une journée portes ouvertes pour permettre au public de découvrir le parcours des produits sanguins après leur don.

Une occasion de lever le voile sur les différentes étapes qui permettent, après le don, de préparer les poches avant leur délivrance aux établissements de santé. Pour les donneurs, comme André Bezzu, qui donne son plasma depuis une dizaine d’années, cette visite permet de comprendre « ce qui se passe après » un geste dont les coulisses restent souvent méconnues.

Après le prélèvement, les poches et les tubes destinés aux analyses rejoignent le laboratoire de qualification biologique des dons. Les échantillons permettent notamment de rechercher certains anticorps et de déterminer le groupe sanguin du donneur. La majorité de ces opérations est automatisée, mais certaines vérifications doivent encore être réalisées manuellement. 

Vient ensuite la séparation des différents composants du sang. Placée dans une centrifugeuse, la poche permet de distinguer les globules rouges, le plasma et les plaquettes. Chacun de ces produits possède ses propres conditions de conservation et ses usages médicaux.

Une fois contrôlés et préparés, les produits sanguins sont délivrés aux établissements qui en ont besoin. À Moulins, l’EFS approvisionne notamment l’hôpital de Moulins, la clinique Saint-Odilon, la clinique La Pergola à Vichy et l’hôpital de Bourbon-Lancy. Chaque prescription est tracée et signée, avant que les produits soient transportés dans des glacières équipées d’un dispositif permettant de contrôler leur température.

En 2025, 4 556 poches ont été délivrées depuis l’EFS de Moulins, tous types de dons confondus. Mais le fonctionnement du système repose également sur une solidarité entre les différentes régions. Si les progrès de la médecine et l’évolution des protocoles ont permis de réduire certains besoins en transfusion, les demandes restent régulières, notamment pour les interventions chirurgicales et les patients atteints de maladies chroniques.