
Déjà fragilisés par les ponts du mois de mai, en France, les stocks sanguins subissent désormais les effets d'une canicule précoce qui touche une large partie du territoire et accentue la baisse des stocks et fragilise sa gestion.
Les professionnels de santé et l'Etablissement Français du Sang (EFS) alertent sur une situation qui pourrait devenir de plus en plus fréquente et compliquerait la gestion des opérations et des transfusions régulières de certains malades.
En effet, la Maison du don de Nantes constate une baisse notable de la fréquentation. Dans la salle de prélèvement, les fauteuils bleus restent largement inoccupés : seules quelques places sont occupées pour les dons de plasma ou de plaquettes, tandis que l’espace dédié au don de sang total demeure presque vide.
Dehors, le thermomètre affiche 35 °C, une chaleur étouffante qui pèse sur les déplacements et les volontés. Pour autant, l'EFS rappelle que les Maisons du don sont climatisées, ce qui peut permettre aux donneurs de profiter d'un moment au frais.
Cette situation illustre une évolution durable : les collectes devront s’adapter au réchauffement climatique. Selon l'EFS, les épisodes de chaleur extrême, combinés aux périodes de vacances et de jours fériés, fragilisent régulièrement l’équilibre des stocks sanguins et compliquent l’organisation des collectes.
Face à ces contraintes, les professionnels de santé appellent à une prise de conscience collective. Ils estiment que ces phénomènes climatiques, amenés à se répéter, nécessiteront de nouvelles stratégies pour maintenir un niveau de dons suffisant.