
Depuis le 1er septembre, les délais ont été réduits à deux mois après un tatouage ou un piercing dans l'Hexagone. Une évolution dont le Centre du don du sang en Nouvelle-Calédonie souhaite s'inspirer, pour développer les dons de sang dans le pays.
Même si les liens entre la Calédonie et la France sont très importants, chacun des pays dispose d'une réglementation spécifique. Toutefois, depuis la modification de la loi française sur les contre-indications pour le don du sang, la Calédonie travaille pour en faire de même.
Actuellement, de nombreuses personnes sont recalées parce que leur tatouage ou leur piercing sont trop récents. Grâce à des évolutions scientifiques dans la détection des différentes maladies transmissibles par le sang, la Calédonie souhaite faire comme la France.
"Quand on a fait un tatouage, on ne sait pas comment le matériel a été stérilisé. Le risque de maladie est présent, et il y a tout un délai pendant lequel on est potentiellement contaminé", explique Axelle Lascaux, médecin au Centre du don du sang.
Difficile d'évaluer les délais administratifs pour faire évoluer la législation calédonienne. Mais la future réglementation devrait permettre de donner son sang deux mois après un tatouage ou un piercing, au lieu de quatre auparavant. Idem pour les personnes qui ont eu recours à une séance d’acupuncture ou à une endoscopie.
Ces assouplissements devraient permettre d'augmenter le nombre de donneurs pouvant faire un don, d'autant que les stocks étaient encore récemment à un niveau critique.