
A l'approche des élections municipales de 2026, la Fédération française pour le don de sang bénévole (FFDSB) interpelle les candidats dans un communiqué officiel à s'engager activement en faveur du don de plasma, dans le cadre de l'« ambition plasma ».
La fédération rappelle les enjeux de santé publique liés au don de sang, de plasma et de plaquettes. Elle souligne qu’en matière de sang total, la France demeure autosuffisante depuis plus de 75 ans. Chaque jour, l’Établissement français du sang (EFS) collecte près de 10 000 poches pour répondre aux besoins d’environ un million de malades ou d’accidentés par an.
La FFDSB met également en avant le rôle central de ses 2 650 associations locales, mobilisées pour promouvoir et soutenir les collectes sur le terrain. Les collectivités sont régulièrement sollicitées pour mettre à disposition des salles, du matériel et relayer les campagnes d’information. « Les élus locaux sont le troisième acteur de la transfusion en France », rappelle la fédération, insistant sur la responsabilité des communes dans cette chaîne de solidarité.
Au cœur des préoccupations figure le programme « Ambition plasma », lancé en 2024 par le ministère de la Santé après l’interpellation de la fédération et d’associations de patients. L’objectif est de porter la collecte de plasma destiné au fractionnement à 1,4 million de litres d’ici 2028, soit une augmentation de près de 70 %.
Aujourd’hui, la France ne produit que 35 % du plasma nécessaire à ses besoins, les 65 % restants étant importés principalement des États-Unis. Ce plasma est indispensable à la fabrication de médicaments dérivés utilisés par plus de 500 000 patients chaque année.
Pour la FFDSB et l’EFS, la réussite de cette ambition repose sur une mobilisation accrue des citoyens et sur l’implication des collectivités locales. Alors que de nombreux Français méconnaissent encore les spécificités du don de plasma, des campagnes de sensibilisation ont été lancées afin d’encourager des dons réguliers.