La France doit réduire les transfusions sanguines inappropriées
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La France doit réduire les transfusions sanguines

Photo d'une transfusion sanguine chez un malade

En France, le taux de transfusions per et postopératoires s’élèverait à 40% alors que les dernières études internationales ont mis en évidence que 60% des transfusions sanguines seraient inappropriées.

Ces transfusions inutiles ont plusieurs conséquences majeures. Elles peuvent entrainer des conséquences pour le patient inutilement. Et elles ont également un impact économique important dans le système de santé.

Les anémies préopératoires conduisent à des complications opératoires, à une augmentation des durées moyennes de séjour et des coûts d'hospitalisations. Mais la réduction de cette anémie par une transfusion sanguine de globules rouges est loin d'être anodine et s'associe à des risques pour le patient (accroissement des infections, accidents ischémiques : AVC, infarctus...). 

A ce risque pour le patient, s'ajoute un problème économique. En France, les transfusions sanguines réalisées inutilement coutent environ 200M€ pour l'Assurance Maladie, et conduisent à un risque de pénurie de poches de sang.

C’est pour ces raisons que des experts ont décidé de mettre en place en France un programme international de rationalisation des transfusions sanguines nommé "Patient Blood Management" (PBM), ou "gestion personnalisée du capital sanguin".

Le PBM est la combinaison innovante d’une approche scientifique et d’une approche organisationnelle, ancrée dans le travail d’équipe. Quand elle est appliquée, elle permet de réduire concrètement les quantités de sang transfusé, les durées d’hospitalisation et elles minimisent les risques pour le patient.