
Avec un indice de générosité de 2 % pour le don de plasma, Lanrivoaré se distingue très nettement des moyennes régionale et nationale. Une performance qui témoigne d'une véritable culture du don au sein de cette commune du Finistère.
Sur les 973 habitants potentiellement concernés par le don de sang, âgés de 18 à 71 ans, nombreux sont ceux qui ont choisi de s’engager régulièrement. Mais c’est surtout pour le plasma que la mobilisation impressionne.
À titre de comparaison, l’indice de générosité atteint 0,96 % en Bretagne et seulement 0,47 % à l’échelle nationale. Pour Jean-Louis Menguy, président de l’ADSB Abers Iroise, ce résultat est particulièrement remarquable, d’autant que les règles concernant le don de plasma sont plus restrictives.
Cette mobilisation repose aussi sur l’engagement individuel de donneurs réguliers. Parmi eux, Tanguy Le Goff, deuxième adjoint au maire, donne son plasma quatre à cinq fois par an. « Cela prend une bonne heure », explique-t-il, précisant qu’il choisit généralement de donner à l’heure du déjeuner ou après sa journée de travail.
Si le plasma mérite une attention particulière, c’est parce qu’il joue un rôle essentiel dans la prise en charge de nombreuses maladies. Représentant environ 60 % du volume du sang, il contient notamment des protéines indispensables à la fabrication de médicaments destinés à traiter certaines maladies auto-immunes et d’autres pathologies graves.
À Lanrivoaré, cette mobilisation prend donc une dimension qui dépasse largement les frontières de la commune. En donnant régulièrement leur plasma, les habitants contribuent à une chaîne de solidarité indispensable aux patients qui dépendent de ces traitements.
Lanrivoaré démontre qu’une commune, même de taille modeste, peut jouer un rôle concret dans la solidarité et participer, à son échelle, à répondre aux besoins de santé publique.