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Le chikungunya va-t-il impacter le don du sang ?

Photo d'une collecte mobile dans une salle

Depuis cet été, le virus du chikungunya a été signalé dans plusieurs zones de France, y compris en Bourgogne-Franche-Comté. Le premier cas autochtone a été recensé à Dijon le 8 août, et en quelques semaines, 10 cas étaient confirmés dans la région.

Au 15 octobre, Santé publique France dénombrait 729 cas sur l’ensemble du territoire français. Malgré cette présence du virus, l’Établissement français du sang (EFS) assure qu’aucune conséquence négative n’a été observée pour le don du sang dans la région. 

Pour sécuriser le don, l’EFS a instauré un système de dépistage du chikungunya à partir de l’été, permettant d’éviter toute contre-indication liée au virus. Avant cette date, les donneurs venant de zones à risque étaient temporairement ajournés. Depuis la mise en place du dépistage, aucune restriction n’est nécessaire pour ces donneurs.

L’apparition du virus n’a pas entraîné de baisse de participation aux collectes de sang. Selon Christophe Barisien, la population continue de donner comme avant, sans inquiétude particulière concernant le chikungunya.

Le chikungunya est une infection virale transmise par le moustique tigre, avec une incubation de 2 à 10 jours. Ses symptômes incluent fièvre, douleurs musculaires et articulaires, éruptions cutanées, conjonctivite et inflammation des ganglions, parfois très invalidantes.