Actualité du don de sang et de la transfusion
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Le don de sang face au chikungunya

Photo de produits sanguins labiles avant préparation

Les cas de chikungunya et d'autres maladies transmises par les moustiques sont en hausse en Europe et en France, avec l'augmentation des cas dans de nouvelles régions françaises, impactant partiellement les dons de sang.

La barre des 300 cas autochtones de chikungunya a été franchie cet été dans l'Hexagone, selon les données publiées par Santé publique France. Ils ont été recensés dans de nombreuses régions et cela complique le travail des centres de don du sang.

Face à la hausse des cas de Chikungunya, l'Etablissement Français du Sang (EFS) a dû faire évoluer ses consignes pour les dons de sang, afin d'assurer la sécurité des personnes bénéficiant de transfusions sanguines.

Les personnes ayant dormi au moins une nuit les quatre semaines précédant le don dans une commune où des cas de chikungunia ont été recensés voient leur poche de sang être testée. Une nouvelle mesure qui allonge l'entretien habituel avec le médecin, car les donneurs doivent consulter la liste de toutes les communes concernées. 

"Si on prend un candidat au don qui aurait été exposé potentiellement au virus dans une région géographique donnée et pendant une période à risque et que le test est négatif, on peut conserver les produits sanguins qui sont issus de ce don", explique Syria Laperche, directrice médicale de l'Établissement français du sang (EFS). 

Face à la multiplication des zones concernées, la doctrine a donc évolué et cela permet "une sorte d'équilibre entre la nécessité de disposer de produits sanguins et le potentiel risque transfusionnel". Le changement de doctrine pour les saisons futures serait mis en place par anticipation pour éviter toute baisse des stocks de sang.