
La propagation du moustique tigre en Europe perturbe fortement les dons de sang, car ce moustique est source de transmission de virus à l'homme et est également transmis lors des transfusions sanguines.
Afin d'assurer la santé des receveurs en produits sanguins labiles, les autorités sanitaires des différents pays d'Europe ont mis en place des mesures spécifiques pour le don de sang. Ainsi, les personnes ayant voyagé dans les zones où le moustique circule sont exclues du don de sang.
Les donneurs de sang ont été nombreux ces dernières semaines à essuyer un refus en raison d’un voyage effectué dans une région où les moustiques tigres sont présents. Cette espèce d’insecte ne se contente en effet plus des régions tropicales. Elle s’est adaptée au climat européen et se propage notamment en France.
Il a proliféré notamment dans le département du Bas-Rhin, dans la région de Strasbourg. Un cas de chikungunya et un cas de dengue ont d’ailleurs été confirmés dans le département par l’Agence régionale de santé. De ce fait, le Luxembourg et la Belgique excluent les personnes ayant voyagé dans cette région.
L’Europe a enregistré 27 cas de chikungunya pour le moment en 2025, un nouveau record pour le continent. Ces maladies transmissibles par le sang peuvent avoir un impact grave pour les personnes fragiles.
Toute personne ayant séjourné ou transité dans une zone à risques doit en effet patienter minimum 28 jours avant de pouvoir donner du sang, du plasma ou des plaquettes. Tous les voyageurs revenant du sud de la France, de l’Alsace, ou qui ont parcouru en voiture ces régions pour rejoindre l’Italie et l’Espagne, sont écartés.
L'ensemble de ces contre-indications a donc des effets importants sur les stocks de sang. Un appel à la population a donc été fait pour mobiliser les donneurs. Les groupes sanguins négatifs sont « sous extrême tension », et particulièrement les O négatifs.