
A partir d'aujourd'hui, 1er septembre, les règles d'accès au don du sang évoluent, suite à une décision de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) prise après l'avis du Haut Conseil de la santé publique émis en octobre 2024.
L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a annoncé, dans un communiqué publié le mardi 15 juillet, des changements dans le questionnaire préalable au don du sang. Ces modifications de règles concernent principalement les délais fixés aux candidats après un piercing ou un tatouage et les contre-indications visant les donneurs ayant bénéficié de substituts osseux en implantologie dentaire.
Ces derniers pourront désormais donner leur sang deux mois après l’acte, alors qu’il leur fallait attendre quatre mois auparavant. Ce délai permet d’éviter tout risque de transmission d’infection liée à une éventuelle mauvaise stérilisation du matériel.
Les nouvelles règles s’appliquent aussi aux donneurs ayant eu recours à un acte d’acupuncture, de sclérose de varices, de mésothérapie, à une endoscopie avec un instrument flexible ou à tout autre acte comportant un risque d’exposition au sang contaminé et justifiant une contre-indication temporaire.
Cette réduction du délai s’explique notamment par la mise en œuvre de tests génomiques pour identifier une infection active par le virus de l’hépatite C. Enfin, l’évolution des règles concerne les donneurs qui ont bénéficié de substituts osseux en implantologie dentaire. Ceux-là n’auront plus de contre-indication pour donner leur sang.
Le questionnaire prédon a été modifié en conséquence de ces modifications, la dernière version datait du 20 janvier 2020. Ce questionnaire détermine si une personne est apte ou non à donner son sang. Il s’agit principalement de vérifier l’état de santé général du donneur et d’écarter tout risque de transmission d’agent infectieux par le sang.