
Le laboratoire LFB connaît actuellement des tensions d'approvisionnement sur plusieurs de ses médicaments dérivés du sang, conduisant l'ANSM à faire des recommandations dans l'utilisation d'alternatives.
Afin de limiter l'impact des tensions et d’assurer une distribution équitable de ces médicaments, le LFB, en accord avec l’ANSM, a mis en place une limitation des ventes de certains de ses médicaments dérivés du sang. Par ailleurs, des alternatives thérapeutiques sont disponibles en quantité suffisante pour assurer la continuité des soins.
Les tensions (voire ruptures pour certains dosages) font suite à une diminution temporaire de la production pour permettre la mise à niveau de certains équipements sur le site de fabrication. Cela entraîne des retards d’approvisionnement pour plusieurs médicaments dérivés du sang, susceptibles de se prolonger jusqu’à mi-2026 dans certains cas.
Les médicaments concernés sont Aclotine, Alfalastin, Betafact, Factane, Clairyg et Tegeline, Clottafact, Protexel, Vialebex, Wilfactin, selon le communiqué.
Les médicaments dérivés du sang (immunoglobulines, facteurs de coagulation, albumine…) soignent chaque année de très nombreux patients : personnes en réanimation ou en déficit immunitaire, grands brûlés, hémophiles…
Le LFB compte quatre sites de production en France, aux Ulis (Essonne), à Lille, à Carvin (Pas-de-Calais) et à Arras (Nord). L’usine arrageoise de nouvelle génération, mise en exploitation à la fin de 2024, vise à permettre au LFB de tripler ses capacités de production pour les immunoglobulines, l’albumine et le fibrinogène.
Face à des besoins croissants de médicaments issus du plasma sanguin, la France et l’Europe cherchent à réduire leur forte dépendance aux importations américaines, tout en promouvant un modèle « éthique » de don volontaire et non rémunéré.