
Une étude publiée récemment par des chercheurs allemands et britanniques nous rapproche un peu plus d'une éventuelle production de sang artificiel, ce qui pourrait être d'un précieux secours pour les banques de sang et pour les patients dont le groupe sanguin est plus rare.
Une dizaine de laboratoires dans le monde tentent de mettre au point une source inépuisable de sang universel. En 2025, l’approvisionnement en sang dépend encore et toujours de généreux donneurs. Or dans beaucoup de situations, la transfusion sanguine est le seul traitement possible.
Depuis des années, les chercheurs tentent de comprendre la fabrication des globules rouges dans la moelle osseuse. Lors de la dernière étape de ce processus, le noyau des cellules précurseures est expulsé afin de faire plus de place à l’hémoglobine qui transportera l’oxygène. Cette énucléation est unique aux mammifères.
Les auteurs d'une nouvelle étude ont identifié le signal moléculaire qui provoque l’expulsion du noyau et ouvre la porte à la naissance des globules rouges, ce qui pourrait permettre d’améliorer l’efficacité de la production de sang en laboratoire.
L’utilisation de cellules souches est en ce moment la méthode la plus efficace de production de sang en laboratoire, mais l’expulsion du noyau se produit chez seulement 80% des cellules artificielles. De plus, ces cellules souches sont difficiles à obtenir, car elles proviennent uniquement du sang de cordon ombilical ou des dons de moelle osseuse pour le traitement de différents problèmes.
La science permet maintenant de reprogrammer différentes cellules pour en faire des cellules souches qui deviendront des globules rouges, mais l’expulsion du noyau survient alors chez seulement 40% des nouvelles cellules. Les auteurs de la nouvelle étude prédisent que leur découverte fera grimper ce pourcentage considérablement.