La Maison du don de sang de la Trinité à Paris dégradée le 10 avril
Actualité du don de sang et de la transfusion
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Une Maison du don de sang dégradée à Paris

Maison du don de sang d?grad?e ? Paris

Le 10 avril dernier, la Maison du don de sang de la Trinité à Paris a été dégradée par une association dédiée à la maladie de Lyme, qui accuse l'Etablissement Français du Sang (EFS) de transmettre la maladie de Lyme par transfusion sanguine.

Cette dégradation s'est produite en pleine journée. Durant cette action, les activistes de l’association "Le Droit de Guérir" ont collé des slogans sur la façade du bâtiment, dénonçant la propagation de la maladie de Lyme par l'EFS lors des transfusions sanguines.

De la peinture rouge a également été projetée sur cette Maison du don, représentant le sang que déverse l'EFS, tandis que des manifestants scandaient des slogans de colère. La méthode rappelle celle utilisée par les membres d’Act up au début des années sida, qui voulaient dénoncer l’irresponsabilité des centres de transfusion dans le scandale du sang contaminé.

En avril 2017, le Haut conseil de la santé publique (HCSP) après une étude sur la possibilité de transmission de la maladie de Lyme par transfusion sanguine, a conclu que le risque de contracter la maladie de Lyme après une transfusion sanguine ou une greffe d’organe reste purement théorique.

En outre, la Fédération française contre les maladies vectorielles à tiques (FFMVT) qui regroupe les associations France Lyme, Lympact et le Relais de Lyme a tenu à se désolidariser de l’organisation "Le Droit de guérir" et a condamné ses méthodes.

Le Président de l’EFS, François Toujas, la Directrice médicale, le Dr Sylvie Gross et le Directeur de l’EFS Ile-de-France, Stéphane Noël se sont immédiatement rendus sur place pour soutenir les équipes de la maison du don de Trinité et de l’EFS Ile-de-France. Cette attaque a été rapidement condamnée par l'EFS.

«Il est scandaleux d'attaquer une maison du don qui est le lieu où les donneurs font un geste altruiste essentiel pour de nombreux patients», a dénoncé l'Etablissement français du sang (EFS) sur Twitter.