Qualification et préparation

Tests sérologiques

Les tests de dépistage réalisés dans les laboratoires de qualification biologique du don (QBD) comprennent des tests sérologiques (recherche d’anticorps spécifiques dirigés contre un agent infectieux ou recherche d’antigène) et des tests de dépistage des génomes viraux (DGV).

La réglementation prévoit un dépistage systématique, sur chaque don de sang, des marqueurs biologiques des infections virales causées par le VIH (un test combiné de dépistage du VIH-1/VIH-2 (anticorps et antigène p24) complété par un dépistage génomique viral du VIH-1), l’HTLV I-II (anti-HTLV-I, anti-HTLV-II), le virus de l’hépatite B (anticorps anti-HBc, antigène HBs et DGV VHB) et le virus de l’hépatite C (anticorps anti-VHC et DGV VHC).

L’agent responsable de la syphilis (Treponema pallidum) est également dépisté sur chaque don par un test tréponémique. Un don est conforme, dès lors que l’ensemble des tests de dépistage est négatif.

 

Analyses complémentaires


Ce dépistage peut être complété en fonction de facteurs de risque recherchés lors de l’entretien pré-don (notion de voyage, de naissance en zone d’endémie), par la recherche d’anticorps dirigés contre les parasites responsables du paludisme (Plasmodium species) et/ou de la maladie de Chagas (Trypanosoma cruzi).

Outre les analyses sanguines prévues par la réglementation, l’Etablissement Français du Sang (EFS) réalise un dépistage des anticorps anti-HLA chez les femmes participant au don de plasma thérapeutique ou au don de plaquettes par aphérèse, et ayant eu au moins un enfant. En complément de l’ajournement des personnes avec antécédent transfusionnel, cette mesure vise à la réduction du risque de survenue du TRALI (Transfusion Related Acute Lung Injury) avec les produits sanguins issus de ces dons.

L'EFS peut également réaliser des analyses complémentaires, notamment pour le virus de l'hépatite E (VHE), selon les caractéristiques des produits sanguins ou le contexte épidémiologique.

 

Limites des tests sérologiques


Les tests sérologiques présentent des limites de détection, qu'on appelle "fenêtre sérologique". La durée de cette fenêtre varie selon l'agent infectieux. Elle est due au délai d'apparition des anticorps dans le corps humain, suite au contact de l'agent pathogène.

Graphique expliquant la fenêtre sérologique

 

De plus, certains donneurs peuvent ne pas produire d'anticorps suite à une infection (non répondeurs ou séro-négatifs), et présenter un micro-organisme variant qui ne sera pas détecté par les tests.

Comme tout examen biologique, les tests sérologiques peuvent exceptionnellement produire des résultats faussement positifs, qui nécessitent des analyses de confirmation avant toute conclusion.