Don du Sang en France

l'Ethique des dons du sang

Photo d'un prélévement du don de sang

Tout le processus transfusionnel, de la collecte du sang jusqu’à sa transfusion au receveur, repose sur des principes éthiques destinés à protéger à la fois le donneur et le receveur. En France, le modèle du don de sang repose notamment sur quatre principes : le volontariat, le bénévolat, l’anonymat et l’absence de profit. L’EFS y associe également le principe de responsabilité et de sincérité du donneur, indispensable à la sécurité transfusionnelle.

 

Le volontariat


Le don de sang doit être réalisé librement et sans contrainte. Le donneur doit pouvoir prendre sa décision de manière personnelle et éclairée. Le prélèvement ne peut être réalisé qu’avec le consentement du donneur.

 

Le bénévolat


Le don de sang est gratuit et désintéressé. Aucune rémunération, directe ou indirecte, ne peut être versée au donneur pour son don. Cette absence de contrepartie financière constitue l’un des principes fondamentaux du modèle français du don de sang.

 

L'anonymat


Le don de sang est anonyme : aucune information permettant d’identifier simultanément le donneur et le receveur ne peut être divulguée. Les produits sanguins sont identifiés et tracés selon des procédures permettant d’assurer leur sécurité tout au long de la chaîne transfusionnelle. L’anonymat peut connaître une exception uniquement lorsqu’une nécessité thérapeutique le justifie.

 

La responsabilité et la sincérité du donneurs


Le donneur joue un rôle essentiel dans la sécurité du receveur. Il doit répondre avec sincérité aux questions posées lors de l’entretien préalable au don et signaler toute information susceptible d’avoir une incidence sur sa santé ou sur la sécurité du produit prélevé.

Cette sincérité concerne notamment les antécédents médicaux, les traitements, les éventuelles situations d’exposition à des agents infectieux ainsi que tout événement de santé survenant après le don. Le donneur doit également pouvoir signaler toute information importante qu’il aurait oubliée lors de l’entretien.

Cette démarche est essentielle car les analyses biologiques réalisées sur les dons ne permettent pas de détecter immédiatement toutes les infections. Le questionnaire et l’entretien préalable constituent donc un élément complémentaire indispensable de la sécurité transfusionnelle.

 

L'absence de profit


Le modèle français repose également sur le principe de l’absence de profit. L’EFS est l’opérateur civil unique de la transfusion sanguine en France et assure notamment la collecte, la préparation et la distribution des produits sanguins labiles dans le cadre réglementaire fixé par les pouvoirs publics.

Le sang donné n’est donc pas considéré comme une marchandise destinée à générer un bénéfice pour le donneur ou pour l'organisme chargé de la transfusion. Le principe d’absence de profit constitue ainsi un élément essentiel du modèle éthique français du don de sang.