Le prélèvement lors d'un don du sang est un acte maîtrisé par l'Etablissement Français du Sang mais comporte un risque pour le donneur
Don du Sang en France

Risque pour le donneur

Le prélèvement lors d'un don du sang est un acte maîtrisé par l'Etablissement Français du Sang (EFS) mais comporte, tout de même, un risque pour le donneur. Les dons de sang, les dons de plasmas et les dons de plaquettes ont des conséquences physiologiques transitoires pour le donneur :

  • Perte du volume dans le corps qui est compensé entre 6 à 8 heures
  • Diminution du taux d'hémoglobine de 1 à 1,5g qui entraine une augmentation des réticulocytes dans les 10 jours suivants. La récupération de l'hémoglobine est d'environ 3 semaines
  • 3 dons de sang chez une femme correspond à une perte en fer équivalente à une grossesse
  • Lors d'une plasmaphérèse (don de plasma), la perte en protéines est équivalente à 10% du taux de protéines totales.
  • Lors d'un don de plaquettes, le taux de plaquettes chez le donneur baisse entre 20 et 40%, celui-ci est compensé en 24h
  • Lors d'un don de deux concentrés de Globules Rouges, la perte d'hémoglobine est d'environ 2 à 2,5g, la récupération est d'environ 6 semaines.
  • Diminution des concentrations en fer chez les donneurs réguliers

 

Malgré toutes les précautions prises par le personnel de l'EFS, plusieurs effets indésirables sont possibles chez le donneur :

  • Hématome au point de ponction : il peut survenir d'emblée, pendant ou après le prélèvement et entraîner une simple sensibilité, une douleur et parfois une gêne temporaire des mouvements.
  • Cordon veineux induré : il peut se voir dans les jours qui suivent le prélèvement
  • Blessure de la branche superficielle du nerf musculo-cutané : incident exceptionnel se traduisant au moment de la piqûre par une douleur ressemblant à une décharge électrique, suivie de paresthésies parfois accompagnées d'un déficit musculaire.
  • Ponction accidentelle de l'artère humérale : Découverte par le prélèvement d'un sang rouge vif.
  • Réaction allergique locale : Secondaire au désinfectant ou au sparadrap.
  • Malaise vagal : Il peut survenir pendant le prélèvement mais assez souvent après celui-ci et peut aller de la légère lipothymie à la perte de connaissance caractérisée, avec parfois des phénomènes convulsifs impressionnants.
  • Infection du point de ponction : très rare, elle est due à une mauvaise désinfection de la zone de ponction
  • Hypocalcémie pour les dons d'aphérèse : elle est caractérisée par une sensation de fourmillement péribuccale, allant jusqu'à la grande crise tétanique avec perte de connaissance durant le don par aphérèses cellulaires.

Photo d'une prélèvement de don du sang

Afin de limiter ces risques, le médecin ou l'infirmière s'assure lors de l'entretien médical de la bonne santé du donneur, notamment qu'il ne présente pas de risque cardio-vasculaire. Les infirmières préleveuses jouent également un rôle important pour la sécurité du patient, tant au niveau de la zone de ponction que de la surveillance du donneur lors de son don.

Pour garantir la sécurité du donneur, plusieurs choses sont mises en place. Le médecin adapte le volume du prélèvement à la corpulence du donneur, afin d'éviter une fatigue excessive après le prélèvement et d'anémier le donneur. L'âge apporte aussi une sécurité lors du prélèvement. Le donneur ne devra pas avoir plus de 65 ans. De plus, le don de sang est également autorisé pour toute personne âgée de 66 ans à 70 ans révolus, à condition que son dernier don remonte à moins de trois ans. Le premier don de sang doit avoir eu lieu avant le jour du 66ème anniversaire. Enfin, le nombre de dons est limité afin de ne pas fatiguer l'organisme du donneur.

Les problèmes lors du don du sang sont souvent bénins, notamment des malaises ou des oedèmes au niveau de la zone de ponction. Mais la surveillance médicale reste très importante pour éviter tout événement indésirable. Le médecin de collecte est là pour apporter les premiers soins comme l'injection de glucose en intra-veineuse ... Tous les effets indésirables survenus chez les donneurs de sang sont enregistés auprès de l'ANSM afin d'être analysés régulièrement, et apporter des améliorations dans les pratiques.