Institut de veille sanitaire analyse les résultats du don de sang
Transfusion sanguine

InVS

L’Institut de veille sanitaire (InVS) était un établissement public placé sous la tutelle du ministère chargé de la Santé. Créé en 1998, il a succédé au Réseau national de santé publique (RNSP) et avait pour mission principale de contribuer à la protection de la santé de la population par la surveillance et l’observation de l’état de santé, ainsi que par la détection et l’analyse des risques sanitaires.

Dans le domaine de la transfusion sanguine, l’InVS a assuré la coordination nationale de la surveillance épidémiologique des donneurs de sang. Cette surveillance, mise en place en 1992 et coordonnée au niveau national depuis 1993, était réalisée en collaboration avec les principaux acteurs de la transfusion et de la sécurité sanitaire, notamment l’Établissement français du sang (EFS), le Centre de transfusion sanguine des armées (CTSA), le Centre national de référence Risques infectieux transfusionnels (CNR RIT) et l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, devenue par la suite l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

logo de l'institut de veille sanitaire

La surveillance coordonnée par l’InVS permettait notamment de suivre la prévalence et l’incidence des infections transmissibles par le sang chez les donneurs, d'identifier les caractéristiques des donneurs infectés et les facteurs de risque associés, ainsi que d'estimer le risque résiduel de transmission des infections par transfusion. Ces données contribuaient également à l’évaluation des mesures de sélection des donneurs et à l’amélioration de la sécurité transfusionnelle.

L’InVS participait ainsi à la production et à l’analyse de données épidémiologiques indispensables à l’évaluation du risque infectieux transfusionnel en France.

En 2016, dans le cadre de la loi de modernisation de notre système de santé du 26 janvier 2016, l’InVS a été intégré à la nouvelle Agence nationale de santé publique, aux côtés de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) et de l’Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS). Cette agence, entrée en vigueur le 1er mai 2016, a pris le nom de Santé publique France. Les missions de surveillance épidémiologique auparavant assurées par l’InVS sont depuis lors exercées par Santé publique France.